Désert de la Tatacoa

   Après la région de Salento, nous devions prendre la route vers le sud et nous arrêter quelques jours à Cali. Mais après reflexion, nous avons changé nos plans à la dernière minute et nous avons décidé de faire un détour pour nous rendre au désert de la Tatacoa. Nous avons déjà vu beaucoup de villes, de paysages verdoyants, forêts, montagnes et aussi plages mais ce pays est plein de surprise et c’est ce que nous allons découvrir en venant ici.  Mais avant cela c’est un parcours du combattant qui nous attend pour nous rendre là-bas. Nous partons de Salento en buseta en fin de journée jusqu’à Armenia qui est la grande ville la plus proche puis nous prenons un bus de nuit depuis le terminal de bus d’Armenia jusqu’à Neiva. Après 8h de bus pas vraiment confortable nous arrivons à Neiva vers 7h du matin. Nos sautons à l’arrière d’un pickup qui nous enmène à Villavieja, la dernière ville avant le désert puis finalement nous grimpons dans un petit tuk tuk qui nous mènera jusqu’à notre hôtel.

   Nous arrivons donc en début de matinée en plein cœur du désert. Mieux vaut prendre ses précautions avant de venir car il n’y a que quelques hôtels mais aucun village à l’horizon. Bien entendu, il n’y a pas de wifi, seulement de l’eau froide, et le peu d’électrticité est produite par quelques panneaux solaires. Ce qui signifie que les prises de courant se trouvant uniquement dans la salle de restaurant sont allumées de 18h à 21h et les ventilateurs se situant dans les chambres fontcionnent de 21h à 5h. Comme des airs de bout du monde, mais c’est l’endroit idéal pour se couper du monde et de son téléphone !

   Le désert de la Tatacoa est en vérité une forêt sèche et tropicale reparti sur une surface de 330km². Le désert est réparti en 2 zones distinctes : Le désert rouge « El Cuzco » et le désert gris « Los Hoyos ». Le nom de Tatacoa vient du nom donné à une espèce de couleuvre noire vénineuse qui vivait dans le désert mais qui est maintenant éteinte.

   Notre hôtel étant juste en face du désert rouge, nous commençons par explorer celui-ci. Les formes si photogéniques sont le fruit naturel de l’érosion. Nous apprenons également que la chaleur, pouvant atteindre les 45-50°C, a fait baisser le taux d’humidité de la zone et a fait considérablement diminuer les espèces animales au cours des années. Il reste principalement des oiseaux, petits reptiles, scoprions et des chèvres … Oui c’est d’ailleurs la spécialité du coin !

   Après notre arrivé, nous nous sommes contentés d’observer les roches aux différents tons de rouge/orange depuis les hauteurs avant d’aller prendre notre déjeuner, laissant les touristes venus en visite guidée quitter les lieux.

   Nous partons nous promener en début d’après-midi au cœur du désert, personne en vue mais nous comprenons vite pourquoi. La chaleur est écrasante à cette heure là, 35° en moyenne et peu de zone d’ombre en vue. Le sentier est assez simple et il est tout à fait possible de la faire sans guide. Nous avons tout de même croisé une famille s’étant perdue et ayant perdu quelqu’un que l’on aura croisé quelques métres plus loin. Il suffit de bien suivre les plots jaunes du sentier et penser à emmener de l’eau, beaucoup d’eau ! Nous aurons passé plus de 3 heures à déambuler dans ces paysages dignes d’un décor du cinéma.

   Le désert est également réputé pour l’observation astronomique. Etant proche de l’Equateur et n’ayant quasiment pas de pollution lumineuse, c’est un endroit parfait pour observer les étoiles. Beaucoup de touristes Colombiens viennent y camper pour l’occasion. Nous avons pu assister à ce merveilleux spectalce, malheuresement notre appareil photo n’est pas assez performant pour prendre les étoiles. Nous avons également profité du couché du soleil sur le désert.

   Le lendemain matin nous partons à la découverte du désert gris, étant un peu plus loin nous partons avec notre chauffeur de tuktuk, Sergio, qui nous a amené jusqu’à notre hôtel la veille. Assez surpris, le chauffeur nous sort sa deuxième casquette, celle de guide. Nous faisons quelques arrêts accompagnées d’explications et anecdotes jusqu’à descendre dans le désert gris. Habituellement nous aimons prendre notre temps, observer les petits animaux et le calme des lieux pour prendre des photos mais c’est sans compter sur notre guide qui marche à pas de course … Nous le suivons donc en écoutant ses commentaires.

   Assez surpris par ses roches en formes de fantômes tout de même … Nous l’avons trouvé moins impressionant que le désert rouge mais il vaut tout de même le détour. Nous finissons la petite marche par « la piscine naturelle » peut-être un peu survendue, il s’agit enfaite d’une piscine en béton dont l’eau provient d’une source souterraine (que l’on nous dit !). Malgré la petite déception, nous ne résistons pas à se rafraîchir et nous payons donc les 80000COP de droit d’entrée pour une petite demi heure de baignade. Ca fait du bien !!

   Sergio nous reconduit ensuite à l’hôtel où nous reprenons nos sac à dos direction Neiva. Comme à l’aller, ce sont des heures interminables de bus qui nous attendent. De Neiva jusqu’à Pitalito puis nous changeons de bus pour aller à Popayan. Nous arrivons à Popayan à 23h dans l’idée de prendre un bus de nuit vers la frontière mais surprise, toute les agences sont fermées et les quelques unes encore ouvertes annoncent complets nous disant de revenir le lendemain pour les premiers bus de 8h. Nous trouvons par chance une petite dame qui a un hôtel à deux pas du terminal, certes un peu miteux mais suffisamment confortable pour passer la nuit. Nous nous présentons au terminal dès 7h30 dans l’espoir de monter dans le premier bus mais on nous annonce que tout les bus sont pleins et que le prochain bus est à 13h… Sans perdre son sang froid, nous finissons par trouver un bus qui part à 10h30 direction Ipiales située au sud du pays à quelques kilométres de la frontière avec l’Equateur. Nous arriverons après 9h de trajet sur les routes montagneuses dans un minibus ne dépassant pas les 30km/h dans les montées… C’est aussi ça le voyage !

   Nous avons tout de même fait la rencontre de Laura, une Colombienne venant de Bogota partant pour 1 semaine de vacances en Equateur. Le courant passant bien entre nous 3, nous avons décidé de partager les prochains kilomètres. L’occasion de pratiquer notre espagnol et de poser toutes nos questions sur le pays, la culture, la politique et la vie en générale.

   Dernière étape Colombienne, le sanctuaire de Las Lajas reconnu comme étant la 2ème merveille architecturale de Colombie (Pour Laura c’est carrément la 8ème merveille du monde lol). Nous nous rendons au petit matin accompagnés de Laura sur ce lieu de pélerinage qui est en quelques sorte l’equivalent de Lourdes en France. Nous nous y rendons pas dans l’optique d’un miracle mais simplement pour admirer son église construite à cheval sur les gorges de la rivière.

   Direction à présent la frontière terrestre de l’Equateur !


Où dormir ?

Hospedaje de Dona Lilia : 50 000$ COP la nuit en chambre double avec salle de bain privée. Confort basique mais amplement nécessaire pour passer un super séjour au cœur de la Tatacoa. Situé juste en face du désert rouge. Propose restauration sur place.

Où manger ?

Le menu du jour à notre hôtel était de 13 000$ COP. Un peu plus cher qu’ailleurs mais tellement normal dans cet endroit isolé.

Pour le dîner, nous avons mangé dans un autre hôtel, un plat très basique pour 8 000$ COP. Et nous avions prévu des gâteaux et snacks pour le petit déjeuner.

Transports :

D’Arménia à Neiva : 8h de bus avec la compagnie Cootranshuila. On ne recommande pas vraiment, ils avaient vendu plus de places que de sièges, des gens dormaient par terre. On nous vend de la wifi et un bon service mais il y a rien de tout ça. Cela dit c’était la compagnie la moins chère. 45 000 $ COP par personne.

De Neiva au Désert : 15 000 $ COP par personne, comptez environ 1h-1h15.

De Neiva à Popayan : Il y avait qu’un seul bus direct à 5h ou 6h du matin. Nous ne pouvions le prendre, nous avons donc pris deux mini bus différents. Le premier pour rejoindre Pitalito en 4h. Et le suivant pendant 4h30 jusque Popayan. Nous avions réagi trop tard, mais c’était encore la compagnie Cootranshuila et nous gardons encore une mauvaise image de cette compagnie. Coût du trajet par personne 55 000$ COP.

=> Pour se rendre ou pour repartir du désert, les transports coûtent relativement cher !

De Popayan à Ipiales : 9h de route pour 50 000$ COP par personne avec la compagnie Belalcazar.

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